L'art roman en Languedoc   Vic la Gardiole et Villeneuve lès Maguelone

L’église de Vic La Gardiole.

Classée monument historique en 1920

 

L’église Sainte Léocadie, en calcaire coquillier,  a été tellement battue par les vents qu’on la croirait en pierre ponce. Elle a perdu la presque totalité de  ses voûtes d’origine mais a conservé une belle envolée. De grands arcs de décharge  soutiennent les murs de la nef nue, les fenêtres sont dépouillées, sans colonnette ni sculpture.  Mâchicoulis et parapet crénelé datent de son origine. Échauguettes et tour d’horloge sont postérieures.  Les murs font près de deux mètres d’épaisseur. A l’intérieur, un puit d’origine antique servait à la population qui s’y réfugiait avec les animaux. Du toit, on  jetait tout ce que l’on pouvait. La porte d’en haut,, à droite en entrant, donne sur un escalier creusé dans l’épaisseur du mur.

On situe sa construction au XIIième siècle ( année 1173 environ) sur un édifice déjà existant dont le plan simple en rectangle, a été conservé.  C’est un édifice de style militaire, forteresse construite pour se défendre contre les envahisseurs.

L’église de Villeneuve lès Maguelone

 

L’église Saint Etienne nous accueille au centre de la butte qui abritait le vieux village.

Le mur crénelé a été renforcé, comme à Vic, d’arcs de décharge. Derrière le clocher, se cache un chevet roman de pur style lombard aux lésènes surmontées de dents d’engrenage.

Construite avant Maguelone au XIIième siècle, son plan est déjà l’esquisse de la future cathédrale avec un transept à niches et une vaste abside dont la voûte en cul de four est particulièrement harmonieuse.

Le clocher est un vrai donjon.

Abside en cul de four : l’abside est la partie qui termine le chœur d’une église.

Glossaire :

 

 

Les mâchicoulis sont des trous carrés ou de larges rainures pratiquées horizontalement le long du chemin de ronde, qui permettaient de laisser tomber des pierres, des pièces de bois, de l’huile brûlante sur les assaillants.

 Arcatures lombardes ou lésènes, traits caractéristiques du premier art roman. Bandes de faible saillie reliées en haut par de petites arcatures.

 Ossuaire : construction couverte élevée dans les cimetières pour déposer les ossements. Autrefois, tous les cimetières possédaient un ossuaire.

 Meurtrières : ouvertures percées à la base des courtines et aux différents étages des tours. Ces ouvertures apparaissent dans les fortifications dès le début du douzième siècle. N’oublions pas que les églises au bord de la mer étaient fortifiées (ex : Vic,

Frontignan)

 Abside : partie qui termine le chœur d’une église, soit par un hémicycle, soit par des pans coupés, soit par un mur plat.

 Arc : nom que l’on donne à tout assemblage de pierre, de moellon, de brique, destiné à franchir un espace plus ou moins grand au moyen d’une courbe.

 Transept : nef transversale coupant la nef principale et donnant ainsi à l’église la forme d’une croix.

 

Linteau : bloc de pierre qui ferme par en haut une ouverture rectangulaire.

Sources : itinéraires romans en Languedoc de Françoise Leriche-Andrieu 1982

Encyclopédie médiévale de Viollet Le Duc.  Refonte de Georges Bernage

Site de Vic et Villeneuve sur Découverte 34

Office du tourisme de Vic